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Cyclisme féminin
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Journée internationale des femmes : des femmes entraîneurs stagiaires au Centre Mondial du Cyclisme UCI

Maaris Meier (EST) durant un cours de mécanique au Centre Mondial du Cyclisme UCI
Maaris Meier (EST) durant un cours de mécanique au Centre Mondial du Cyclisme UCI

Elles viennent de neuf pays, des cinq continents, et proviennent d’horizons cyclistes très différents. Mais durant deux semaines, elles se retrouvent au Centre Mondial du Cyclisme (CMC) UCI, à Aigle, en Suisse, pour participer à un cours combiné s’adressant aux entraîneurs (niveau 2) et aux mécaniciens (niveau 1).

Originaires des Fidji, d’Egypte, du Botswana, de Trinité-et-Tobago, du Brésil, d’Inde, d’Estonie, de Hongrie et d’Espagne, ces femmes sont largement plus nombreuses que les hommes dans ce cours s’étalant sur deux semaines, et elles bénéficient presque toutes d’une bourse de la Solidarité Olympique. Elles ont des idées concrètes sur la façon de développer le cyclisme dans leurs pays respectifs, et leur participation au plus récent cours pour entraîneurs du CMC UCI témoigne de leur volonté de faire avancer les choses.

La Manager de la Performance du CMC UCI Belinda Tarling explique que les participantes ont été identifiées par leurs Fédérations Nationales. Le but consistait à augmenter le nombre de femmes entraîneurs qualifiés qui pourraient dans le futur à leur tour parrainer d’autres femmes souhaitant exercer la même activité. Elle explique:

« Les femmes représentent aujourd’hui près de la moitié des coureurs dans notre sport, mais celles qui exercent la profession d’entraîneur au niveau élite sont presque invisibles. » 

« Bien qu’il ne soit pas essentiel que le 50 % des entraîneurs soient des femmes, celles-ci devraient cependant avoir les mêmes possibilités que les hommes d’y parvenir. »

Belinda Tarling ajoute que la Solidarité Olympique a été très proactive dans l’attribution de bourses aux femmes désireuses de suivre le cours.

L’UCI agit en faveur des femmes

Cette dernière offre vient s’ajouter aux bourses offertes par l’UCI chaque année aux femmes participant au cours annuel de Directeurs Sportifs du CMC UCI.

Le Président de l’UCI David Lappartient précise que la formation se déroulant actuellement fait partie de l’effort permanent de la Fédération Internationale pour soutenir les femmes, qu’elles soient athlètes ou exercent une profession dans le domaine cycliste. En janvier, l’UCI a même reçu un prix international pour ses initiatives en faveur des femmes dans le sport.

« De gros progrès ont déjà été faits pour améliorer la position des femmes dans notre sport, et ce n’est qu’un début, explique-t-il. Comme Président de l’UCI, je continuerai à me concentrer sur l’augmentation du professionnalisme du cyclisme féminin et à faire en sorte qu’aussi bien les femmes athlètes que celles qui travaillent dans notre sport puissent saisir les opportunités qu’elles méritent. C’est merveilleux de voir ces femmes entraîneurs se former ici au siège de l’UCI. »

La parole aux participantes

L'Estonienne Maaris Meier, 35, faisait partie de la première volée des stagiaires mountain bike du CMC UCI en 2002. Elle a participé à la course en ligne sur route des Jeux Olympiques d’Athènes 2004 et a remporté la médaille d’argent du mountain bike (cross-country olympique) aux Championnats du Monde Universitaires de cyclisme en 2008.

Aujourd’hui, Maaris est de retour à Aigle pour se former comme entraîneur. Résidant au Portugal, l’ancienne participante aux JO accueille et entraîne des athlètes estoniens dans le cadre de camps d’entraînement d’une durée de deux à quatre semaines.

« Je sais à quel point c’est dur pour les jeunes athlètes. J’aurais vraiment voulu avoir quelqu’un sur qui m’appuyer quand je m’entraînais en Estonie. » Elle continue:

« Je ne veux pas être qu’une 'ancienne athlète devenue entraîneur' de plus. Je veux posséder une certification et travailler avec ma Fédération Nationale. »

D'après elle, les Estoniennes ont besoin de prendre confiance en elles et d’être encouragées pour se lancer dans une carrière sportive.

« Dans mon pays, tout est fait par les hommes, et c’est difficile de se frayer son chemin. Mais quand vous l’avez fait, ils vous respectent. »

Gobona Mantle (BOT) et ses camarades de cours

Relativement nouvelle venue dans le cyclisme, Gobona Mantle, 34, du Botswana, a commencé à rouler il n’y a que sept ans et est rapidement montée sur le podium des courses féminines. Maintenant que sa fille de 11 ans montre quelques dispositions pour le cyclisme, Gobona Mantle a décidé de passer à l’action. Elle a déjà mis sur pied un programme de formation dans les écoles et espère identifier de nouveaux talents qui pourraient se mesurer à sa fille.

« Je n’avais pas d’entraîneur et ça a été un très gros problème. Je suis sûre qu’il existe de nombreux enfants qui possèdent un vrai potentiel, mais qu’une grande partie d’entre eux ne peuvent courir parce qu’ils ne bénéficient d’aucun soutien, qu’ils n’ont pas de vélo et qu’il n’y a pas d’entraîneurs. J’espère que je pourrai les aider lorsque je retournerai chez moi. Beaucoup de filles ont peur. Je veux leur offrir la possibilité d’avancer progressivement et de se sentir bien sur leur vélo. »

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