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Cyclisme en salle
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Cyclisme en salle

2016 vue par Nicole Frybortova

Nicole Frybortova
Nicole Frybortova

Elle a 23 ans, elle est athlétique et pleine de grâce. Sa troisième médaille glanée lors de Championnats du Monde UCI, il y a quelques semaines, confirme qu’elle figure parmi les meilleures cyclistes artistiques du monde.

Nicole Frybortova est aussi Championne Nationale de Slovaquie, et cette année, elle a battu le record de son pays.

Nicole Frybortova

Bien que la plupart des gens associent le cyclisme slovaque à Peter Sagan, Nicole Frybortova compte un grand nombre de fans, comme en témoigne le succès des vidéos de ses performances artistiques sur son vélo, qui cumulent un très grand nombre de vues et sont largement partagées. Elles contribuent sans nul doute à la popularité et à la visibilité croissantes de cette discipline cycliste encore relativement peu connue.

« Je suis surprise du succès de ma page Facebook et je suis reconnaissante envers mes fans. Ils sont vraiment géniaux ! »

La médaille de bronze qu’elle a obtenue aux Championnats du Monde Cyclisme en salle UCI de Stuttgart, en Allemagne, au début du mois de décembre, est venue s’ajouter à sa collection, qui comprend déjà une médaille d’argent ramenée des Mondiaux 2015 et une autre de bronze remontant à 2014. Seule la médaille d’or manque à son palmarès. Cependant, elle considère le bronze de cette année comme un des temps forts de 2016, en particulier parce que la phase finale de sa préparation avait été contrariée par une blessure à la main.

Nicole Frybortova

Autre exploit à mettre à son crédit, son nouveau record de Slovaquie (176,08), établi lors de la deuxième manche des Swiss Austria Masters en octobre.

Derrière ces performances se cachent des heures et des heures de travail méticuleux pour apprendre et perfectionner des figures. Mais cela ne signifie pas que tout se passe forcément bien le jour J.

Bien qu’elle ait remporté ses Championnats Nationaux cette année, Nicole Frybortova n’a pas un bon souvenir de cette compétition.

« J’ai passé plus de temps par terre que sur mon vélo, regrette-t-elle. Si je tombe, je dois continuer, et j’essaie de ne pas penser à ce qui s’est passé, parce que ça ne changerait rien.

« Je pense que tout le monde est nerveux avant une compétition, et c’est mon cas. Comment je gère ça ? On se tape les poings avec ma maman, et ensuite, j’essaie de me concentrer sur ce que je dois faire et j’imagine que je suis simplement à l’entraînement. »

Concilier de nombreuses heures d’entraînement avec les études, les compétitions et les spectacles laisse peu de temps pour les loisirs.

Nicole Frybortova

« Je n’ai pas beaucoup de temps pour décompresser… Le cyclisme en salle est un sport super, mais vous devez vous entraîner dur et beaucoup. Tous les athlètes progressent, alors je dois moi aussi m’améliorer. Je dois tenter de nouvelles figures. »

L’athlète talentueuse ne fait pas que voyager à travers l’Europe pour disputer des compétitions : elle participe également à des exhibitions qui l’ont amenée bien plus loin, comme à Abu Dhabi, où elle a fait une démonstration dans le cadre du Gala du Cyclisme UCI en octobre dernier.

« J’apprécie beaucoup les démonstrations et les spectacles, parce que je peux constater que les gens aiment le cyclisme artistique. Les voir applaudir et recevoir des standing ovations me procure un magnifique sentiment. »

A Abu Dhabi, elle s’est produite en duo avec Yannick Martens, Champion Suisse de la catégorie Hommes Individuels et médaillé de bronze lors des Championnats du Monde Cyclisme en salle UCI de cette année dans la compétition masculine individuelle. Les membres de ce duo glamour sont partenaires aussi bien sur le vélo qu’en dehors.

Nicole Frybortova

Nicole Frybortova reconnaît que le sport qu’elle a choisi comporte sa part de frustrations, notamment le fait de devoir se plier aux décisions du jury, qui peuvent parfois paraître injustes.
Elle aimerait par ailleurs que le cyclisme en salle lui apporte une plus grande stabilité financière : « Tout mon matériel, mon entraînement, mes déplacements (exceptés pour les Championnats du Monde UCI, où ils sont pris en charge par la Fédération Cycliste Slovaque) et tout le reste sont financés par ma maman.

« Vous devez aimer ce sport, parce qu’il ne vous rapporte pas d’argent et exige d’investir beaucoup de temps et d’argent.»

Mais même dans ces conditions, elle ne changerait de sport pour rien au monde :

“J'aime mon vélo.”

C’est aussi simple que ça.

Retrouvez Nicole sur Facebook.

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