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Simone Christensen : rider pro et futur médecin

Simone Christensen (DEN), 2017 UCI BMX Supercross World Cup, Heusden-Zolder (BEL)
Simone Christensen (DEN), 2017 UCI BMX Supercross World Cup, Heusden-Zolder (BEL)

La coureuse pro de BMX Simone Tetsche Christensen étudie la médecine à l’Université d’Aarhus, au Danemark, et se promène avec ses livres pour réviser entre deux séances d’entraînement. La rideuse, originaire de Mammen, semble capable de combiner une vie d’étudiante et d’athlète de haut niveau. Côté BMX, elle a décroché deux podiums à la Coupe du Monde BMX Supercross UCI en Belgique en 2017 ; elle a remporté le titre aux Jeux Européens à Bakou en 2015, le bronze aux Championnats du Monde BMX UCI et a terminé 3e du classement général de la Coupe du Monde BMX Supercross UCI en 2016. Après un hiver ponctué par les blessures, elle est de retour sur son vélo, mais passe sans arrêt de son BMX à ses livres.

Simone Christensen (DEN)

Quelles études suivez-vous ?
Simone Tetsche Christensen :
Je suis étudiante en médecine.

Depuis combien d’années étudiez-vous et combien vous en reste-t-il ?
Simone Tetsche Christensen :
J’étudie pour le premier cycle depuis 4 ans et demi (qui dure normalement 3 ans) et je pense qu’il me faudra autant de temps pour le second cycle (normalement là encore 3 ans).

Dans quelle Université êtes-vous inscrite ?
Simone Tetsche Christensen :
J’étudie à l’université d’Aarhus, au Danemark.

Est-ce loin de chez vous ?
Simone Tetsche Christensen :
J’ai déménagé à Aarhus il y a 5 ans, donc c’est à environ 5 km de chez moi.

Est-ce qu’il y a un traitement de faveur quand on est une athlète pro de BMX qui rate certains cours ?
Simone Tetsche Christensen :
Oui, j’ai un traitement de faveur. Quand tu fais partie de l’équipe du Danemark, tu peux prolonger tes études, et les adapter à ton sport. Au Danemark, il faut normalement 30 crédits pour valider un semestre, mais j’en prends 20 en ce moment. Sur certains semestres, j’en ai pris 30, parfois 15 voire 0. Tout dépend de la façon de le faire et de l’organisation avec les différentes matières pendant le semestre.

Quand vous partez en compétition et que vous devez réviser, quels endroits préférez-vous pour vous plonger dans vos livres ?
Simone Tetsche Christensen :
Ce n’est jamais très amusant (rires), mais je préfère un café ou un endroit avec un peu de bruit, mais pas trop. J’arrive toujours à bien travailler, même dans les endroits comme les aéroports ou les hôtels.

Y a-t-il d’autres coureuses qui révisent pendant les compétitions ?
Simone Tetsche Christensen :
Chez les hommes, certains suivent des études, mais je ne les vois presque jamais sortir leurs livres (rires), donc je suis un peu la seule.

Pour vous, y a-t-il des parallèles entre les études et les courses BMX ?
Simone Tetsche Christensen :
Bien sûr. Une étude réalisée par mon université montrait que les athlètes étaient meilleurs élèves que la plupart des autres étudiants. Je pense qu’on est habitués à être sous pression, ce qui aide pendant les examens. Et je sais aussi que j’aime faire les choses à 100 %, comme quand je m’entraîne. Donc quand il faut réviser, je le fais à fond, parce que je sais que j’aurai moins de temps que les autres étudiants.

Simone Christensen (DEN) leads the pack

En quoi une connaissance de la médecine vous aide-t-elle en tant que rideuse ?
Simone Tetsche Christensen :
Je pense connaître assez bien mon corps quand je chute. Après une chute, j’arrive à rester immobile pour analyser mon corps et voir où je me suis fait mal, et si c’est une bonne idée de bouger ou pas. Mais je ne suis pas sûre que ça vienne uniquement de la médecine. J’aime réfléchir comme un médecin, même quand je me suis blessée.

Pensez-vous que les athlètes de BMX qui ne font que ça devraient également penser à ce qu’ils feront après leur retraite sportive ?
Simone Tetsche Christensen :
Non, je pense que ça dépend de chacun, de la personne que vous êtes et si vous arrivez à jongler entre ces deux vies.

Quand vous arrêterez le BMX, pensez-vous garder un pied dans cette discipline, grâce à votre métier ou autrement ?
Simone Tetsche Christensen :
J’espère que oui, mais je pense aussi qu’être médecin n’est pas un métier de tout repos, donc c’est dur à dire. Peut-être un peu, mais pour l’instant, j’ai hâte d’obtenir mon diplôme et après je pense me concentrer là-dessus.

Quelles courses sont sur le calendrier en 2018 ?
Simone Tetsche Christensen :
Je n’ai pas encore grand-chose de prévu à part les Mondiaux UCI, les Jeux Européens et la Coupe du Monde UCI en Argentine. En dehors de ces courses, je pense essayer de participer à de plus petits événements quand je peux !

Merci à : un grand merci à mes parents qui m’ont toujours soutenue, et à mon entraîneur, Matt Cameron. Merci à mes sponsors : Centrano Distrubution, Haro Race, 222cycles, HT components, skatepro et merci à l’équipe du Danemark et à la Fédération danoise de cyclisme.


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