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Les pistes de BMX ont bien changé

Coupe du Monde BMX Supercross UCI 2018, Papendal (NED)
Coupe du Monde BMX Supercross UCI 2018, Papendal (NED)

Les pistes de BMX ont régulièrement évolué depuis le début des années 1980 afin d’accompagner les compétences et les techniques toujours plus pointues des coureurs. La butte de départ originelle de trois mètres de hauteur culmine désormais à huit mètres pour les professionnels et jusqu’à cinq mètres pour les meilleurs amateurs. La taille et la diversité des sauts proposés par les pistes de BMX ont également évolué de pair avec la progression générale des coureurs : l’idée est d’offrir des pistes récompensant l’état de forme, les aptitudes techniques et le sens tactique, tout en permettant aux athlètes de rattraper une erreur de façon tout à fait sûre.

Le premier saut d’une piste de BMX Supercross peut mesurer jusqu’à 1,7 mètre de haut, avec une distance de 11 mètres jusqu’à la zone de réception. Le premier obstacle est l’un des plus gros, mais le suivant doit également être franchi à pleine vitesse : tous les coureurs donnent leur maximum pour aborder le premier virage en première position. Toujours au coude à coude après le deuxième saut, les coureurs les plus rapides vont commencer à creuser un léger écart, essayant de passer leurs bras devant ceux de leurs concurrents. Certaines pistes proposent trois sauts le long de la première ligne droite, alors que d’autres n’en ont que deux avant que la meute n’aborde le premier virage.

Les virages en revêtement dur sont, pour plusieurs raisons, devenus la norme pour les grands événements.

1) La surface du virage reste en permanence dans la même condition.

2) Conserver le virage en parfaite condition nécessite moins d’entretien.

3) La vitesse peut être maintenue dans le premier virage, ce qui est particulièrement nécessaire avant d’aborder la section destinée aux professionnels. Il est important de conserver l’élan du départ pour être capable de franchir les obstacles de la deuxième ligne droite. Bien que des sections séparées existent pour les hommes et pour les femmes, tous ont besoin de suffisamment de vitesse pour prendre de la hauteur et rester devant la concurrence. De nombreux obstacles différents existent : tables, bosses doubles, whoops ou même des sauts passant au-dessus de la largeur de la piste avant d’aborder un autre virage à 180°.

 

La troisième ligne droite propose généralement une série de whoops nécessitant de la technique pour les franchir aussi rapidement que possible. On peut soit enrouler, « pomper » ou sauter pour tenter de dépasser le coureur de devant. La moindre erreur, à pleine vitesse, peut être brutale car l’espace disponible est très restreint pour glisser et s’arrêter. Les coureurs pédalent assez peu dans la troisième portion de la piste et l’on peut parfois se demander pourquoi l’un va beaucoup plus vite qu’un autre à cet endroit. Les techniques de saut, d’enroulage et de pompage peuvent faire toute la différence sur cette partie de la piste.

Ce n’est pas encore fini. Le dernier virage offre généralement la possibilité de dépasser pour aller chercher le podium ou la quatrième place lors des manches qualificatives. Les coureurs ont alors les jambes qui brûlent, mais ils doivent encore faire un effort pendant quelques secondes. On peut tout perdre ou faire la différence sur les plus petits sauts de la dernière portion. Il faut conserver son rythme jusqu’à la ligne d’arrivée… Ce qui est beaucoup plus simple pour les athlètes au sommet de leur forme. Normalement comprises entre 300 et 400 mètres, les pistes de BMX ne sont pas longues, mais elles ne manquent pas d’arguments pour mettre à l’épreuve la technique, l’explosivité et l’état de forme des coureurs.

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